Qu’est-ce qu’un test LDH ? LDH élevée, basse et valeurs normales

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L’enzyme lactate déshydrogénase et l’importance clinique du test

Lorsque vous recevez les résultats de vos analyses, certaines abréviations peuvent vous sembler difficiles à comprendre. Parmi elles figure la valeur LDH, un terme que vous avez peut-être déjà entendu. Mais qu’est-ce qu’un test sanguin LDH exactement et quelles informations cliniques peut-il fournir ?

En termes simples, le test LDH mesure la quantité de lactate déshydrogénase présente dans le sang. Il s’agit d’une enzyme située à l’intérieur de nos cellules qui participe à la production d’énergie. Cette enzyme est présente dans presque tous les tissus de l’organisme. Lorsque les cellules sont endommagées, elle est rapidement libérée dans la circulation sanguine et devient détectable lors d’une analyse de sang. Ainsi, le test sanguin LDH prescrit par votre médecin constitue essentiellement un marqueur sensible permettant de rechercher une éventuelle anomalie sous-jacente ou une lésion tissulaire dans l’organisme.

Cependant, un résultat de LDH élevé ou faible ne suffit pas, à lui seul, à diagnostiquer directement une maladie. Comme cette enzyme est présente dans presque tous nos organes, un seul résultat biologique ne permet pas de déterminer précisément l’origine de la lésion.

Dans cet article, vous trouverez des réponses à différentes questions, notamment les raisons pour lesquelles un test LDH est réalisé, les valeurs normales idéales, les véritables causes d’une augmentation ainsi que la relation entre la LDH et le cancer, qui constitue l’une des principales sources d’inquiétude pour de nombreuses personnes.

Que signifie la prescription d’un test LDH par un médecin ?

Lorsque votre médecin vous prescrit ce test, vous pouvez commencer à vous inquiéter et vous demander si quelque chose de grave se produit dans votre organisme. Tout d’abord, il est important de vous rassurer : la prescription de ce test ne signifie pas nécessairement que vous souffrez d’une maladie grave ou inquiétante. Votre médecin peut simplement chercher à déterminer s’il existe une anomalie sous-jacente ou une lésion tissulaire non détectée dans votre organisme.

L’enzyme LDH est présente dans presque tous les tissus, notamment dans le foie, les muscles, les poumons, les reins et les cellules sanguines. Lorsque des cellules sont endommagées ou détruites pour une raison quelconque, la LDH peut passer dans la circulation sanguine et entraîner une augmentation de son taux. C’est pourquoi les médecins peuvent souhaiter vérifier votre valeur de LDH.

Dans la pratique clinique, le test LDH est généralement utilisé pour rechercher la présence éventuelle d’une maladie ou d’un problème tissulaire. Après avoir écouté vos symptômes, votre médecin peut demander cette analyse afin de détecter précocement une éventuelle lésion tissulaire, de suivre l’évolution d’une maladie connue ou d’évaluer la réponse de votre organisme à un traitement.

Il est important de souligner que ce test ne suffit pas, à lui seul, à établir un diagnostic définitif. En effet, cette enzyme est présente dans de nombreux tissus différents de l’organisme. Le résultat est donc interprété conjointement avec des examens tels que la numération formule sanguine, l’AST, l’ALT, la bilirubine et la créatine kinase, ainsi qu’avec les symptômes actuels de la personne. Dans certains cas, il peut être nécessaire de répéter le test ou de réaliser des examens plus approfondis.

Quelles maladies le test LDH permet-il d’évaluer ?

Comme la LDH est présente dans de nombreuses parties de l’organisme, le résultat du test ne permet pas, à lui seul, d’identifier une maladie précise, comme indiqué précédemment. Cependant, les principales situations et catégories de maladies pour lesquelles les résultats du test LDH peuvent être utilisés dans la pratique clinique comprennent les suivantes :

  • Maladies du foie : lorsque les cellules hépatiques sont endommagées en raison d’affections telles qu’une hépatite, la consommation d’alcool, la prise régulière de certains médicaments ou la stéatose hépatique, la LDH contenue dans les cellules peut passer dans la circulation sanguine. Dans ce cas, les médecins évaluent ce résultat conjointement avec d’autres enzymes hépatiques, telles que l’AST et l’ALT, afin de mieux comprendre l’état du foie.
  • Maladies du sang et de la moelle osseuse : les globules rouges contiennent naturellement de grandes quantités de LDH. Une augmentation importante du taux sanguin de LDH peut être observée dans certaines maladies du sang, comme l’anémie hémolytique, dans laquelle les globules rouges sont détruits beaucoup plus rapidement que la normale, ou dans certains troubles de la production de la moelle osseuse associés à une carence en vitamine B12.
  • Lésions et maladies musculaires : le tissu musculaire étant constitué de cellules qui produisent de grandes quantités d’énergie, il contient des taux élevés de cette enzyme. Lors d’un exercice physique intense, d’un écrasement musculaire provoqué par un accident ou de certaines affections entraînant une destruction rapide du tissu musculaire, l’intégrité des cellules peut être altérée et de grandes quantités de LDH peuvent être libérées dans la circulation sanguine.
  • Maladies pulmonaires et rénales : une lésion du tissu rénal, une infection pulmonaire ou une mauvaise irrigation d’un organe provoquée par une interruption de la circulation sanguine peut priver les cellules d’une quantité suffisante d’oxygène. Cette situation peut endommager les cellules et entraîner une augmentation du taux de LDH.
  • Infections systémiques et lésions tissulaires étendues : les infections graves et les processus inflammatoires sévères qui affectent l’ensemble de l’organisme et sollicitent fortement le système immunitaire peuvent également endommager les membranes cellulaires et provoquer une augmentation générale du taux de LDH.
  • Certaines tumeurs et certains cancers : le taux de LDH peut augmenter dans les cancers du sang caractérisés par un renouvellement cellulaire rapide, notamment les leucémies et les lymphomes, ainsi que dans certaines tumeurs testiculaires, car les cellules s’y multiplient et se détruisent rapidement.

Comment le test LDH est-il réalisé ? Faut-il être à jeun avant la prise de sang ?

Le test LDH est réalisé rapidement et facilement à partir d’un petit tube de sang prélevé dans une veine du bras. Lorsque votre médecin a uniquement prescrit un test sanguin LDH, il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun avant la prise de sang. Vous pouvez effectuer le test à tout moment de la journée, même après avoir pris un repas léger.

Cependant, dans la pratique clinique, le test LDH est rarement prescrit seul. Il est souvent prévu en même temps que d’autres analyses pouvant nécessiter d’être à jeun, telles qu’un bilan hépatique, des examens de la fonction rénale ou une mesure de la glycémie. Il est donc préférable de suivre les consignes de préparation données par votre médecin ou par le centre médical qui réalise l’analyse.

Quel doit être le taux normal de LDH ?

Lorsque vous consultez les résultats de votre analyse de sang, il est tout à fait compréhensible que votre attention se porte immédiatement sur les valeurs élevées et que vous vous demandiez si elles sont normales. Cependant, concernant le taux normal de LDH, il n’existe pas de valeur unique applicable à tous les patients dans le monde.

À titre indicatif, le taux idéal de LDH chez un adulte en bonne santé est généralement considéré comme compris entre 125 et 220 U/L. Toutefois, selon la sensibilité des équipements utilisés par le laboratoire, la limite supérieure peut atteindre 240 ou 250 U/L.

Le renouvellement cellulaire et la croissance sont particulièrement rapides chez les enfants, notamment chez les nouveau-nés. Pour cette raison, des résultats de LDH pouvant atteindre 500 U/L peuvent être considérés comme parfaitement normaux chez les nourrissons en bonne santé.

Par ailleurs, un résultat dépassant de quelques unités seulement la plage de référence du laboratoire ne signifie pas directement qu’une maladie est présente. Il peut même être lié à une fatigue physique au moment du prélèvement ou à une légère sollicitation musculaire.

Pourquoi le résultat de mon test diffère-t-il d’un laboratoire à l’autre ?

Faire réaliser le même test dans deux hôpitaux différents et obtenir des résultats sensiblement différents peut être déroutant. Toutefois, des résultats différents ne signifient pas toujours qu’une erreur a été commise.

Les appareils d’analyse, les méthodes de mesure et les trousses de test utilisés par les laboratoires peuvent varier. Chaque centre médical possède donc sa propre plage de référence pour la LDH. De plus, le corps humain est un système vivant et extrêmement dynamique. Les valeurs sanguines peuvent fluctuer en fonction de facteurs tels que votre niveau de stress, votre rythme de sommeil et même la quantité d’eau que vous avez consommée au cours de la journée.

Un taux élevé de LDH est-il un signe de cancer ?

Lorsque vous recherchez en ligne des informations sur un « taux élevé de LDH », le fait de voir le cancer apparaître parmi les premiers termes peut naturellement provoquer une grande inquiétude. Cependant, une augmentation du taux de LDH ne constitue, à elle seule, ni un diagnostic de cancer ni un signe direct de cancer.

La lactate déshydrogénase est une enzyme générale présente dans presque toutes les cellules de l’organisme. Des facteurs très fréquents et totalement bénins, tels qu’une simple infection, une anémie légère ou une activité physique intense, peuvent également entraîner une augmentation de cette valeur.

Quelle est donc exactement la relation entre ce test et le cancer ? La LDH est particulièrement utilisée dans les maladies caractérisées par une division cellulaire rapide, telles que les leucémies, les lymphomes et certaines tumeurs. Elle peut fournir aux médecins des informations complémentaires lorsqu’ils évaluent l’étendue de la maladie ou vérifient l’efficacité d’un traitement. Autrement dit, ce test n’est pas utilisé pour dépister un cancer chez les personnes en bonne santé. Il sert principalement à suivre l’évolution d’une maladie déjà diagnostiquée.

Mon taux de LDH est élevé. Quels examens complémentaires dois-je effectuer ?

Lorsqu’un taux élevé de LDH est détecté dans vos résultats biologiques, il n’existe pas un examen unique que votre médecin prescrira automatiquement. En effet, la LDH est présente dans de nombreux tissus, notamment le foie, les muscles, les reins, les poumons et les cellules sanguines. Les examens complémentaires doivent donc être choisis par votre médecin en fonction de vos symptômes, des résultats de l’examen clinique et de vos autres analyses biologiques.

Votre médecin peut demander les examens complémentaires suivants afin d’identifier la cause sous-jacente de l’augmentation du taux de LDH :

  • Numération formule sanguine et frottis sanguin périphérique : ces examens permettent d’évaluer l’état général de vos cellules sanguines et de déterminer si vous présentez une anémie, une infection sous-jacente ou une anomalie touchant les cellules sanguines.
  • Tests de la fonction hépatique, notamment l’AST, l’ALT, la bilirubine et la GGT : lorsque vous présentez des symptômes tels qu’une fatigue ou un jaunissement du blanc des yeux, ces analyses peuvent aider à déterminer si l’augmentation du taux de LDH est associée à un problème du foie ou des voies biliaires.
  • Créatine kinase : cet examen peut être privilégié pour évaluer une lésion musculaire temporaire, notamment lorsque vous ressentez des douleurs musculaires et une faiblesse après un exercice physique intense.
  • Tests de la fonction rénale, notamment la créatinine et l’urée : ces examens évaluent la capacité de filtration des reins et contribuent à apprécier l’équilibre général des liquides et des tissus dans l’organisme.
  • Numération des réticulocytes et haptoglobine : en cas de suspicion d’anémie, ces examens peuvent être demandés afin de déterminer si les cellules sanguines sont détruites prématurément dans les vaisseaux sanguins.

Avertissements et recommandations des médecins en médecine interne de l’Hôpital Aktif International

Lors de nos échanges avec nos spécialistes en médecine interne au sujet des taux de LDH, le principal point qu’ils soulignent est qu’une augmentation isolée de la LDH ne doit pas conduire à tirer des conclusions catastrophiques.

En cas d’augmentation ponctuelle ou légère, il convient d’abord de prendre en considération des facteurs tels que la qualité de l’échantillon sanguin, les exercices physiques intenses pratiqués au cours des derniers jours, les lésions musculaires, les infections récentes et les médicaments utilisés. Une hémolyse de l’échantillon sanguin au moment du prélèvement peut également faire apparaître le taux de LDH plus élevé qu’il ne l’est réellement.

Lorsque cela est jugé nécessaire, votre médecin peut vous demander de répéter l’analyse dans le même laboratoire et à une heure similaire de la journée afin d’obtenir un résultat aussi fiable que possible. Pendant cette période, pensez à informer votre médecin de tout exercice physique intense pratiqué récemment et des éventuels compléments vitaminiques que vous prenez. Nos spécialistes soulignent également que vous ne devez arrêter aucun médicament ni aucun traitement de votre propre initiative sans consulter votre médecin.

Enfin, nos médecins rappellent que, même s’il est important de rester calme, certains signaux sérieux envoyés par l’organisme ne doivent pas être négligés. Lorsque l’augmentation du taux de LDH s’accompagne de symptômes tels qu’une fièvre persistant depuis plusieurs jours, un jaunissement du blanc des yeux, des urines très foncées ressemblant à du thé, des douleurs musculaires intenses, un essoufflement ou des ecchymoses inexpliquées, il est nécessaire de consulter un professionnel de santé sans délai.

Que signifie un taux faible de LDH ?

Un taux faible de LDH est généralement sans danger. Comme ce test est principalement utilisé en pratique clinique pour surveiller les lésions cellulaires et les augmentations potentiellement préoccupantes, des valeurs inférieures à la plage de référence indiquent généralement qu’il n’existe pas de lésion tissulaire dans l’organisme.

Dans certains cas, la prise quotidienne de fortes doses de compléments de vitamine C ou de vitamine E peut également provoquer une diminution temporaire du résultat.

Des taux durablement faibles peuvent être observés dans certaines déficiences enzymatiques héréditaires extrêmement rares. Toutefois, les personnes atteintes de ces maladies présentent généralement des symptômes physiques évidents après un exercice intense, tels que de fortes douleurs musculaires, des crampes ou des urines foncées. En l’absence de symptômes associés et lorsque vos autres valeurs sanguines générales sont normales, un taux faible de LDH ne constitue généralement pas, à lui seul, une source d’inquiétude.

Préparé par Comité Éditorial de l’Hôpital Aktif International .

Date de publication : 20 Juillet 2026 - Dernière mise à jour : 17 Juillet 2026